Instruments de musique au Sénégal

Publié le par Nelly - Raymond

Le sabar : Une des percussions les plus utilisées traditionnellement au Sénégal. Le sabar se décline en plusieurs modèles aux sonorités différentes tels que le "chol" ou le "tungone".

Le xalam et le bolon : Ces deux instruments à corde correspondent à la guitare (xalam) et à la guitare basse(bolon). Calebasse recouverte de peau, la caisse de résonnance du bolon offre des sonorités assez sourdes et graves. Le xalam au contraire, en peau et bois légers offre des sonorités plus claires et plus hautes.

Le sangban, le dunumba et le kenkéni : Ces trois percussions de la même famille ne se différencient que par leur taille.

Le tama : C'est la percussion la plus orginale et l'une des plus populaire en solo, notamment dans la mbalax (intros). Le tama s'utilise avec une baguette

 La cora : L’instrument, d’origine mandingue est l’outil de travail des si célèbres griots africains. Composée d’une calebasse reliée à un manche par de très nombreuses cordes (aujourd’hui en fil de pêche !), la cora est présente dans l’ensemble des orchestres traditionnels du pays. Ses sonorités, si typiquement africaines s’adaptent aujourd’hui parfaitement des musiques modernes. C'est au Mali que la Cora est la plus utilisée.

L’ekonting : Petit frère de la cora, l’ekonting est originaire du pays diola, en Casamance. Cet instrument à corde est néanmoins beaucoup plus petit (de la taille d’un violon) et ne comportent tout au plus qu’une dizaine de cordes. Instrument clé de la musique traditionnelle diola, vous pourrez en télécharger de superbes extraits en MP3 sur le site du groupe casamançais Youssou Mané :

Le balafon : Avec la cora, le balafon est le plus connu des instruments africains. Xylophone composé de lames de bois résonnant dans des calebasses de taille variable, il peut mesurer d'une quarantaine de centimètres (pour les touristes) à plus d'un mètre cinquante ! L’instrument est très rarement utilisé en solo.

 

Le djembé : C'est l'instrument infernal. Bien qu'il ne soit pas du tout originaire du Sénégal, c'est sans doute le plus fabriqué pour des impératifs touristiques. Des stages en tous genres organisés par structures aux qualités parfois très diverses n'ont pour but que d'emmerder les voisins des heureux possesseurs de ce calamiteux outil de nuisance. Si il est pathétique de voir trois djeuns sur la plage en train de s'acharner à taper sur la bête en fatiguant l'ensemble des oreilles mélomanes à deux kilomètres à la ronde, il est surtout dangereux de voir ces caisses de raisonnance monter dans un avion pour atterrir dans un HLM de Poissy où elles pourront nuire aux dix étages de malheureux occupants. Senegalaisement.com pense d'ailleurs lancer une pétition pour l'interdiction d'exportation du djembé vers l'extérieur du Sénégal. Luttons mes frères et associons-nous pour que plus jamais les victimes des initiations musicales djembéistiques des nouveaux possesseurs de cette arme ne se jettent par les fenêtres par désespoir.

Le bombolong : Instrument de musique autant que mode de communication, le bombolong est sans doute l’instrument de plus impressionnant d’Afrique de l’Ouest. D’origine casamançaise, il est utilisé par les Diolas, les Balantes, les Manjaks, etc...
Il s’agit d’une percussion composée d’un tronc d’arbre massif, creusé dans la masse et sur lequel on tape à grand coup de bâton. Tambour de guerre, intrument utilisé pour les grandes fêtes traditionnelles, il est à certains endroits un objet sacré. A Oussouye, par exemple, seul le Roi peut ordonner le réveil des bombolongs. L'instrument est présent dans toute l'Afrique (avec certaines variantes) mais le vocable "bombolong" n'est utilisé qu'en Casamance, en Guinée-Bissau et en Gambie.

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Publié dans Musique

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